Chaque jour, je proposerai la définition d'un mot ou une expression nouvelle, selon mon inspiration, l'actualité ou les difficultés rencontrées sur un terme.
Le mot « cens » a désigné au Moyen Âge deux types de redevances distincts.
D'une part :
Redevance que devait annuellement un serf ou tout autre non-libre comme marque de sa dépendance envers son seigneur.
Cette signification du mot disparut avec la quasi-extinction du servage dès la fin du Moyen Âge.
D'autre part
Redevance en argent ou en nature due par le tenancier au propriétaire de la terre.
Le cens est la redevance annuelle, foncière et perpétuelle qui est due par celui qui possède la propriété utile d'un fonds, appelé censive, à celui qui en possède la propriété éminente, appelée seigneurie.
Le censitaire est en général roturier, mais il peut aussi être noble ou ecclésiastique. La censive peut consister en une terre, une parcelle bâtie dans une ville, un moulin ou un bac sur une rivière, un péage sur un chemin, des têtes de bétail avec un droit de pâturage, mais aussi un domaine important comme un prieuré. Celui qui reçoit le cens est toujours considéré comme noble.
Censier signifie « qui reçoit ou qui paye le cens ». On peut ainsi parler de seigneur ou de fermier censier. Dans certains dialectes ou langues régionales proches du français censier signifie fermier.
/http%3A%2F%2Fwww.aupaysdeschtis.com%2Fskin%2Fchti%2Flogo.gif)
De nos jours, chez les Ch’tis un cinsier est un fermier et la cinse est la ferme.